GRHL - HISTOIRE LOCALE DE RIS-ORANGIS

Groupe Rissois d'Histoire Locale. Association "loi 1901"

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L'HÔPITAL VR76 DIT « JOHNSTONE-RECKITT »

L'HÔPITAL VR76 DIT « JOHNSTONE-RECKITT »
L'HÔPITAL VR76 DIT « JOHNSTONE-RECKITT »

En 1915, la direction du service de Santé du gouvernement militaire de Paris mit à la disposition de l'honorable Lady Johnstone et de M. Harold Reckitt, les bâtiments de l'ancien pensionnat des frères Maristes à Ris-Orangis. Ces bâtiments étaient alors inoccupés depuis douze ans.
 

Antoinette E. Johnstone, née Pinchot (1868 - 1934)
Antoinette E. Johnstone (1868 - 1934)
Sir Harold Reckitt (1868-1930)
Sir Harold Reckitt (1868-1930)

La transformation en établissement hospitalier, annexe d'un hôpital de Versailles (d'où le sigle VR.), se fit en un temps record. Moins de trois mois après l'arrivée du personnel anglais, le 29 septembre 1915, l'hôpital recevait ses premiers blessés. La municipalité de Ris, son maire, M. Barreau, et la population apportèrent leur soutien à cette œuvre. Des infirmières et du personnel de notre ville furent employés à l'hôpital militaire VR76 dit aussi « Des trois drapeaux ».
Au mois d'août 1916, deux infirmières rissoises, ayant constaté que les soldats décédés à l'hôpital étaient inhumés avec pour seul ornement quelques fleurs offertes par les blessés, décidèrent d'associer la population de Ris à cette marque de reconnaissance en déposant sur leur cercueil une « palme souvenir ».

L'HÔPITAL VR76 DIT « JOHNSTONE-RECKITT »

En 1917, la direction de l'hôpital et la municipalité firent édifier au cimetière des tombes dignes de nos soldats. Mesdemoiselles Galland et Rossignol fondèrent « l’Oeuvre de la Reconnaissance de Ris ». Toutes les jeunes filles acceptèrent d'en faire partie et la présidence en fut donnée au maire de la commune.

L'HÔPITAL VR76 DIT « JOHNSTONE-RECKITT »

Les bâtiments s'avérèrent vite trop petits pour accueillir les blessés. D'autant que durant la guerre, l'hôpital installé à Grigny fut atteint d'une épidémie de grippe espagnole. Il fut convenu que les soldats non atteints de la grippe seraient isolés des malades en les installant à Ris-Orangis.
Faute de place dans le bâtiment central, on pensa donc à monter des tentes sur tous les espaces disponibles du parc, entre les arbres, sur la terrasse etc...

On dut aussi aménager des chambres dans les combles. Les blessés qui avaient pu y être logés trompaient leur ennui en dessinant sur les cloisons de plâtre. Tous ces dessins sont restés en place et si aujourd'hui, les combles ne sont plus occupés, la direction du Sanatorium des Cheminots a eu à cœur de conserver ces œuvres.

L'HÔPITAL VR76 DIT « JOHNSTONE-RECKITT »
L'HÔPITAL VR76 DIT « JOHNSTONE-RECKITT »
L'HÔPITAL VR76 DIT « JOHNSTONE-RECKITT »

 

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