GRHL - HISTOIRE LOCALE DE RIS-ORANGIS

Groupe Rissois d'Histoire Locale. Association "loi 1901"

GRHL - HISTOIRE LOCALE DE RIS-ORANGIS

L'ÉGLISE NOTRE-DAME (ANCIENNE ÉGLISE SAINT-BLAISE)

L'ÉGLISE NOTRE-DAME (ANCIENNE ÉGLISE SAINT-BLAISE)

Bâtie en remplacement de l'ancienne église Saint-Blaise, devenue trop petite et délabrée, l'église Notre-Dame fut, entre 1866 et 1868, le fruit des efforts conjugués du Maire, André Gomel, du curé, l'abbé Charpentier, de l'architecte Georges Ranchon et des Rissois dont la générosité fut mise à contribution.
Le financement a été assuré par l'État, pour la plus grande partie, par l'Évêché et par une souscription des paroissiens.
Dans l'esprit de son temps, l'architecte conçut le projet d'un édifice de style néo-roman, modeste mais très soigné. Il s'inspirait de deux grandes églises parisiennes : Saint-Ambroise et Saint-Joseph.

Orientée perpendiculairement à la route nationale, son clocher devait être placé latéralement.
Mais par manque d'argent on ne put réaliser le clocher qui fut remplacé par un campanile provisoire, au-dessus du porche, afin d'y placer la cloche.

 

Le projet initial © Archives municipales
Le projet initial © Archives municipales
L'église et son campanile provisoire
L'église et son campanile provisoire

Ce n'est qu'après avoir reçu de nouveaux fonds que le clocher fut construit, mais cette fois dans l'axe de la nef. De l'ancienne église il ne subsista plus que la cloche et les vestiges d'un contrefort, attenant à la partie agrandie de la sacristie.

 

La cloche
La cloche, qui date de 1470 a été récupérée de l'ancienne l'église Saint-Blaise. Elle a été classée Monument historique, le 14 septembre 1905. C'est en effet l'une des plus ancienne du diocèse de Versailles.
 

La Vierge à l'Enfant
La Vierge à l'Enfant
La Vierge à la Délivrance
La Vierge à la Délivrance

Les trois verrières du chevet, offertes par le maire André Gomel, représentent la Vierge à l'Enfant entourée de Saint André tenant sa croix et de Sainte Marguerite piétinant le dragon et portant la palme du martyre, patrons du donateur et de son épouse.
Ces personnages se tiennent debout devant une tenture damassée et sont placés dans des compartiments qui occupent le centre de la baie, laissant de part et d'autre, un espace pour l'ornementation.
La fenêtre nord représente Saint-Pierre. La fenêtre orientale du bas-côté sud est fermée par un panneau qui représente la Vierge de la Délivrance.


La Vierge à la Délivrance
Ce vitrail représente une Vierge à l'Enfant d'après Ernest Hébert. Au bas du panneau est inscrite la signature : Charles Champigneule, 1884 et Auguste Alleaume, peintre. Nous avons donc là, trois auteurs pour la même œuvre.
Le tableau "La Vierge de la Délivrance", exécuté en 1872, fait partie des collections du musée de Grenoble. Le vitrail de Ris en est une copie assez fidèle. La composition, le décor, le coloris ont été respectés par le peintre sur verre, Alleaume qui a exécuté un travail très soigné et minutieux pour peindre le brocard damassé du fond, pour souligner de broderies le voile de la Vierge ou pour rendre le modelé satiné des chairs. La réalisation du vitrail est de Charles-Louis Champigneule (1853-1905), fils de celui qui a acheté l'atelier Maréchal d'où vient la majeure partie des vitraux de l'église.
 

Les autres vitraux des fenêtres hautes de la nef sont constitués d'un sujet central figuré et de motifs décoratifs enfermés dans des rubans perlés, entrelacés, posés sur des fonds découpés de quadrillages ou de rosettes, l'ensemble étant inscrit dans une bordure végétale. Le médaillon central est, excepté dans deux baies, occupé par un visage qui, comme dans les bas-côtés, est tiré d'une photographie.

Ils représentent des Saints auxquels on a donné les traits de donateurs ou de membres de leurs familles, de personnages de Ris-Orangis, de l'abbé Charpentier, de l'architecte Georges Ranchon et des enfants en angelots. Deux d'entre eux ont été réalisés d'après les portraits des petites filles de Ranchon.
On voit aussi la Vierge et des Saints : Cécile, Germain et Geneviève ; en face, prennent place Sainte Clotilde et Saint Lucien, deux autres fillettes puis deux cœurs, l'un percé d'un glaive et couronné d'épines, l'autre de fleurs, sans doute les emblèmes d'une confrérie du Sacré-Cœur et enfin, à nouveau deux fillettes.

En tout, trente cinq vitraux qui ont de tels points communs qu'il est évident qu'ils sortent du même atelier, celui de Maréchal et Champigneule, à Metz ; c'était alors un atelier de grande réputation.

On y voit également un chemin de croix en émail bleu, la bulle du pape qui consacre l'église, des ex-voto et quelques pierres tombales récupérées de l'ancienne église.

 

À LIRE AUSSI DANS NOS PUBLICATIONS

Partager cet article

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article